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Clayton Christensen et l’innovation

Clayton Christensen aura profondément marqué les milieux académiques comme celui des affaires. Professeur, entrepreneur, écrivain ses travaux sur le management de l’innovation l’éducation, la santé, la pauvreté auront changé nos perspectives. Professeur Christensen a réussi à faire de sa vie ordinaire une vie extraordinaire. Né près de Boston dans une famille mormone. Le jeune Christensen fréquente assidûment les églises jusqu’à partir en mission d’évangélisation en Corée. En 1979, il obtient un MBA à la Harvard Business School et débute sa carrière comme consultant pour le BCG. Il travaillera plus tard à Washington, D.C.en tant qu’assistant du secrétaire américain aux Transports. A la suite de cette expérience, Il crée avec des professeurs du MIT une entreprise dans les haute-technologies et en devient CEO. Alors père de 5 enfants, il perd son travail et décide de reprendre des études à l’âge de 38 ans. Il retourne à la HBS afin d’obtenir un doctorat (DBA) et rejoint la faculté en atteignant le grade de professeur “titulaire” en seulement six ans. Il enseigne un cours intitulé “Bâtir et maintenir une entreprise prospère. Christensen est décédé le 23 janvier 2020, à l’âge de 67 ans. 

Christensen s’est tourné vers la recherche sur le tard, pour tenter de répondre à une question qui l’obsédait : pourquoi les grandes entreprises, celles qui font la course en tête avec des ressources importantes, sont-elles souvent dépassées par les nouveaux arrivants ? En théorie, ces entreprises dominantes ont tout ce qu’il faut pour conserver un avantage. Elles ont des ressources en abondance, des collaborateurs compétents et des marques connues. En pratique, cependant, elles finissent souvent par s’essouffler. La raison, c’est le fameux «Dilemme de l’innovation» sujet principal du best-seller éponyme de Clayton Christensen dont je vais vous présenter humblement quelques définitions. Avec un peu d’exercice vous pourrez à votre tour nommer les types innovations qui nous entoure. 

“ Our Obsession With Efficiency Is Killing Innovation “

Clayton Christensen

L’innovation incrémentale : améliorer l’existant

Comme son nom l’indique en anglais la sustaining innovation permet aux produits et services de prolonger leur durée de vie en y apportant des améliorations qui leur permettront de se différencier de la concurrence. Elle cible les consommateurs existants et génère une faible croissance. Étant facilement duplicable par les concurrents, l’avance acquise par l’innovation incrémentale est de courte durée. 

L’innovation d’efficacité : faire plus avec moins.

En anglais, « efficiency innovation », ce type d’innovation consiste à mettre en place une structure de coûts des produits et services plus efficiente permettant de baisser ses prix de vente ou bien d’augmenter ses marges. Elle cible les segments des clients existants et se concentre sur des objectifs de performances court-termes. Sur le long terme, ce type d’innovation supprime des postes de travail et engendre un développement négatif. Malheureusement, c’est ce dernier type d’innovation qui est au centre de notre économie actuelle. 

“Our Obsession With Efficiency Is Killing Innovation – CC “

L’innovation de rupture : market-creating innovations.

C’est une innovation qui simplifie les usages pour les rendre accessibles à un plus grand nombre. Elle n’est donc pas nécessairement technologique. Elle demande une écoute et une créativité importante pour répondre aux besoins latents de nouveaux clients. 

Elle donne plus de pouvoir aux utilisateurs en les rendant plus autonomes. Elle ne vient pas remplacer un produit existant. Elle rompt avec le modèle d’affaire du secteur en ouvrant de nouveaux marchés. Elle permet aux nouveaux entrants de défier les leaders établis avec des moyens limités et ainsi renverser des positions dominantes. Elle est la seule qui donne aux entreprises de nouveaux relais de croissance. Elle est aussi plus difficile à appliquer, car elle génère de l’incertitude et est difficilement prévisible. 

Suivant les déterminants du secteur l’innovation de rupture peut emprunter ces 3 chemins.

La rupture « par le bas » : en rendant accessible une solution à des clients qui n’avaient pas les moyens de l’acheter. Ex Uber, voiture avec chauffeur 

La rupture « nouveau marché : elle crée un marché en permettant à des clients de faire quelque chose qui n’était pas possible auparavant. Ex AirbnB

La rupture de sens : elle innove en donnant un nouveau sens au produit ou au service. Ex IPhone

Pour Christensen, nos entreprises et notre économie consacrent trop de ressources sur la poursuite d’objectifs court terme. Nous portons notre attention sur les mauvaises mesures. L’ innovation d’efficacité offre un retour sur investissement sur 12 à 18 mois toutefois elle crée peu de valeur et est nuisible sur le long terme, car elle détruit des emplois et empêche les entreprises de faire des bonds en avant. Elle a tendance à pousser les bénéfices vers quelques privilégiés plutôt que vers l’ensemble. Professeur Christensen milite pour que l’innovation puisse donner la possibilité à un maximum de personnes d’accéder à des services auxquels ils ne pouvaient pas espérer. Comme par exemple l’assurance-maladie aux USA qui est disponible pour une minorité de privilégiés. Dans ce contexte, adresser une offre de marché abordable sur une population de non-client est une innovation de rupture ayant un impact positif pour la société. Les innovations de ruptures peuvent prendre plusieurs années pour produire un bon rendement toutefois, elles procurent un nouveau cadre de croissance économique basé sur la création de nouveaux modèle d’affaires et le développement d’emplois hautement qualifiés. Dans ses travaux il, lance à la fois un appel à la prudence pour les grandes entreprises, mais aussi un message d’encouragement pour les start-ups afin que nous puissions donner du sens à nos stratégies d’innovation. Au cours de sa vie Clayton Christensen à prôné un management de l’innovation pragmatique et responsable pour faire du monde un endroit meilleur et plus prospère.

Merci de m’avoir lu. J’espère que ces quelques lignes vous auront été utiles et agréables. Si vous avez des questions, n’hésitez pas à laisser un commentaire.

Sources : https://www.christenseninstitute.org/

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